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Soumis à droits d'auteur
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Collection
Dénomination
Fragment du Plan de Rome (moulage en plâtre) : Porticus Minutia
Domaine
Identification
Description physique
Dimensions
Hauteur : 7 cm ; Longueur :13 cm ; largeur : 6 cm ; Poids : 285 g
Création-exécution
Auteur-exécutant
- Bigot, Paul (Orbec, 20 octobre 1870 - Paris, 1er juin 1942) (architecte) (La confection des éléments en bronze du plan de Rome est confiée brièvement à l'Atelier Bertrand, avant d'être réalisée majoritairement par la Maison Christofle. [Th. Hébert 2021, pp. 45-52.])
- Indéterminé (atelier de moulage)
Date de création-exécution
1902 - 1913 (Date de création : inconnue)
Précisions sur la date
Date de création : inconnue
Documentation
Bibliographie
- Le Plan de Rome de Paul Bigot : projet et réception - HEBERT , Thibaud (p. 53. « Le plan de Rome [modèle originel moulé en plâtre à Rome] de BIGOT a dès le début vocation à être installé dans l’Institut, et ce, avant même sa conception. Lorsqu’il arrive en France, il est d’abord installé dans la chapelle Sainte-Ursule de la Sorbonne avant d’être déplacé pour le Salon de 1913, puis il est entreposé dans l’atelier de l’architecte où il sert de base à la confection d’une copie [en plâtre pour réaliser le bronze] qui disparaîtra dans le processus de galvanoplastie, avant d’être probablement replacé dans la chapelle. […] une salle supplémentaire serait élevée au quatrième étage [de l’Institut d’Art et d’Archéologie] pour être affectée à l’archéologie romaine […], étant entendu que le plan de Rome occuperait le centre de la salle et que les parois recevraient des moulages de sculptures romaines. » ; p. 54. « […] la maquette s’installe définitivement, le 3 octobre 1933. » ; , , p. 55. « En 1941, BIGOT entreprend la réfection et le démontage du plan de Rome mais également de tout l’étage qui l’abrite. Il profite de ces travaux d’envergure pour « mettre le relief au courant des fouilles, des trouvailles […] et en même temps le nettoyer, le réparer ». ; , , p. 56. « Si l’on a seulement mentionné jusqu’à maintenant deux maquettes - trois si l’on considère également la maquette de plâtre utilisée pour la transformation en métal - elles sont en fait bien plus nombreuses. Si leur nombre exact est en réalité assez difficile à estimer on peut tout de même s’y essayer. Si la première copie de la maquette est celle de bronze, réalisée à partir de 1913, il faut noter qu’il existait avant même ce projet une volonté de multiplier les maquettes […] » , , p. 57. « On peut ainsi recenser deux demandes à John Pierpont MORGAN et Andrew CARNEGIE en 1912. Ajoutons à celles-ci les subsides de la fondation ROCKEFELLER après-guerre. Ce financement doit amener à la création de deux nouvelles maquettes. L’une destinée à la Sorbonne et l’autre donnée au musée de Pennsylvanie. » ; p.70 « et semble avoir complètement disparu dans une inondation. » ; p. 70. « […] ce ne sont que deux reliefs de plâtre qui ont survécu aux contraintes du temps. Ceux de Bruxelles et de Caen. Ils sont redécouverts par Henri BERNARD dans l’atelier de BIGOT sous la rotonde du Grand Palais, et dans lequel ils sont probablement conservés depuis l’Exposition Internationale. » ; p. 58. « Pour la maquette de Bruxelles […] la réalisation des forums impériaux permet de dater la maquette comme postérieure à 1934 et le quartier des Saepta Julia à la dater comme antérieure à 1937. » ; p.57. « […] réalisée par l’architecte afin d’être exposée en 1937 pour l’Exposition Internationale […] l’objet sera finalement entreposé dans le futur Palais de Chaillot, c’est à dire aux Musées d’Art Moderne à la section de l’urbanisme […] » ; p.59. « L’origine de la maquette de Caen semble bien plus difficile à déterminer. [...] Manuel ROYO pense qu’il s’agit simplement d’un exemplaire de travail. » , , "De manière à être manipulable, la maquette n’est pas constituée d’un seul bloc : elle est divisée en 102 modules qui s’assemblent parfaitement pour créer la ville. La maquette de P. Bigot fut encensée par des historiens de renom, tels André Piganiol ou Jérôme Carcopino, lorsqu’une copie en fut livrée au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles en 1936." https://rome.unicaen.fr/maquette-de-paul-bigot/histoire-de-la-maquette/le-plan-de-rome/ , , p.59. « Qu’advient-t-il de la première maquette exposée plus tôt à Rome ? […] On pense perdre la trace de la maquette originelle après le Salon de 1913. En réalité, on sait par une lettre de BIGOT au recteur qu’elle est installée dans l’atelier de BIGOT au Grand Palais où elle subit les conséquences de l’hiver glacé de 1917. C’est dans cette même lettre qu’on apprend que le bronze n’est pas encore fini car retardé par la guerre, et comme il doit être l’achèvement du grand projet de l’architecte, ce dernier n’a aucune intention de reproduire d’autres maquettes. Il n’en existe donc qu’une seule jusqu’en 1932 […] le Plan de Rome installé dans l’Institut l’Art et d’Archéologie en 1931 ne peut donc qu’être celui présenté à Rome. […] la maquette originelle de l’architecte normand a disparu à jamais. , , p. 69. « Après l’éclatement de la verrière de l’Institut dû aux bombardements de la guerre, la maquette est de nouveau dans un état critique […] les efforts pour conserver la maquette de l’Institut ne suffisent toutefois pas à empêcher sa destruction totale en mai 1968. Toutefois les raisons exactes de sa disparition semblent assez floues, entre destruction volontaire par les étudiants et accident survenu après l’effondrement d’une passerelle […] »)
- L'Institut d'art et d'archéologie Paris 1932 - TEXIER , Simon
- « Entre les murs » : la périphérie de Rome à la lecture du relief
- La Rome Antique, Du Plan de Rome de Paul Bigot à la restitution v - MADELEINE , Sophie
Adresse URL
- Le Plan de Rome - Unicaen
- Plan de Rome - Musée d'Art et d'Histoire de Bruxelles
- Manuel ROYO, « Entre les murs » : la périphérie de Rome à la lecture du relief de Paul Bigot, dans les Actes du colloque organisé à Caen (11-13 décembre 2019) "Topographie et urbanisme de la Rome antique", Presses Universitaires de Caen, 2022, 490p., pp. 103-120.
Documentation textuelle
Paul Bigot a réalisé plusieurs modèles de la maquette en plâtre, plus ou moins complets, afin de faire faire celle en bronze, plus pérenne. L'une de ces maquettes en plâtre moulée à Rome, avait rejoint la chapelle Sainte-Ursule de la Sorbonne avant 1913, celle là-même regagna ensuite l'atelier de Paul Bigot au Grand Palais afin de réaliser le moulage en plâtre sacrificiel qui servirait à couler la maquette en bronze dès 1913. C'est probablement la même maquette en plâtre, avec peut-être quelques modifications réalisées régulièrement par Paul Bigot, qui sera installée au 4ème étage de l'Institut d'Art et d'Archéologie le 3 octobre 1933. Ce dernier entreprend des travaux de nettoyage, réparations et remplacements en 1941. La maquette est très dégradée par les bombardements de la guerre, puis à nouveau en mai 1968 et par l'effondrement d'une passerelle qui permettait aux visiteurs d'enjamber la maquette. Des fragments de plâtres avec des éléments d'architecture plus ou moins reconnaissables et parfois très encrassés sont trouvés dans les caisses de transports historiques contenant les portions de bronze à la cave : d'abord par Cyrille Galinand lors de l'entreprise de numérisation vers 2021, puis lors de l'inventaire de 2024. Des divers plans de Rome en plâtre conçus par Paul Bigot, il s'agit probablement de fragments de la maquette moulée à Rome, donnée à la Sorbonne, et qui servit au travail de la maquette de bronze vers 1913 avant d'être exposée au 4ème étage de l'Institut d'Art et d'Archéologie. Il pourrait s'agir des anciens éléments de la maquette en plâtre qui auraient été échangés avec les portions de maquette en bronze au gré des vagues de dégradations et d'entretien. [S. Girard, inventaire 2024]
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