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Quétel Eloïse – 29/11/2021 – Photographie placée sous licence ouverte Etalab. Utilisation libre et gratuite sous réserve de mentionner Sorbonne Université.
Quétel Eloïse – 29/11/2021 – Photographie placée sous licence ouverte Etalab. Utilisation libre et gratuite sous réserve de mentionner Sorbonne Université.
Quétel Eloïse – 29/11/2021 – Photographie placée sous licence ouverte Etalab. Utilisation libre et gratuite sous réserve de mentionner Sorbonne Université.
Collection
Patrimoine artistique
Dénomination
« Statuette de femme atteinte de la maladie de Parkinson »
Autre titre
La parkinsonienne
Identification
Numéro d’inventaire
SU.PA.2021.0.26
Fonds
Charcot, Jean-Martin (1825 – 1893)
Type de bien
Bien patrimonial
Description physique
Typologie
Sculpture
Matière
Bronze (fonte à la cire perdue)
Pièce inventoriée à Jussieu et retournée à la bibliothèque Charcot.
Inscription
Gravure : Signature au niveau de la base du socle : "Paul Richer, 1895"' ; "A Bingen et Costenoble Fondeurs, Paris"
Dimensions
Sans support : H. 46,5 cm ; l. 14,5 cm ; P.18 cm
6300 g
Sens – forme image
Portrait, en pied avec base
Création-exécution
Auteur-exécutant
Richer, Paul (1849 – 1933) (Médecin)
Bétrancourt, Ursule-Bernardine (Bouchain, 12 septembre 1833 – Paris, 9 août 1899) (Patient(e))
Costenoble, Florimond (fondeur)
Bingen, Jean-Augustin (fondeur)
Bétrancourt, Ursule-Bernardine (Bouchain, 12 septembre 1833 – Paris, 9 août 1899) (Patient(e))
Costenoble, Florimond (fondeur)
Bingen, Jean-Augustin (fondeur)
Date de création-exécution
- 1895
Ecole, aire culturelle
France
Représentation
Sculpture représentant une vielle femme en pied, atteinte de la maladie de Parkinson.
Personne(s)
(Sculpture d’un sujet en anatomie pathologique, un des rares témoins de la collection mise en place par Jean-Martin Charcot à partir de 1875.)
Documentation
Bibliographie
- Mission patrimoine artistique et historique, rapport d’étape – Tome 3 – Roche , Annette (p.21)
- Paul Richer, un neurologue Professeur à l’Ecole nationale des Bea – Walusinski , Olivier (« Charcot, sans doute après avoir admiré les prouesses de Paul Richer statuaire, lui suggère de réaliser une statuette d’une malade atteinte de maladie de Parkinson afin d’en faire une sorte de matériel pédagogique figurant la morphologie corporelle transformée par la maladie. , Le modèle est Gell…, journalière de 58 ans, entrée le 12 juillet 1892 salle Rayer au lit n°12. Deux ans après une forte émotion, sa main droite se met à trembler au repos, puis c’est tout le membre supérieur, enfin le tremblement secoue le membre inférieur droit et donc tout l’hémicorps droit. L’apparition de douleurs diffuses, d’intensité progressivement croissante, se surajoutent réduisant d’autant ses mouvements. Paul Richer et son élève Henry Meige (1866-1940) donnent tous les détails de son observation dans la Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière en 1895. Charcot meurt le 16 août 1893 et ne verra jamais la statuette qui n’est achevée qu’en 1895. C’est son successeur Fulgence Raymond (1844-1910) qui en bénéficiera pour ses leçons., Pour Paul Richer « le nu de ces malades est fort intéressant à étudier […] notamment l’empreinte spéciale qu’imprime à tout le corps la maladie nerveuse en question » (Richer, Note sur la forme extérieure du corps dans la maladie de Parkinson, dans les Comptes rendus hebdomadaires des Séances et Mémoires de la Société de Biologie (séance du 21 décembre 1895) 1895, X série, pages 834-837.), attitude soudée, coudes au corps, caractéristique. Il rend avec une précision stupéfiante « l’émaciation générale et les plis cutanés ». La finesse de la peau permet à tout le réseau veineux sous cutané d’apparaître distinctement. L’éventration hypogastrique secondaire aux onze maternités menées à bien par la malade ne fait pas de doute. La contraction simultanée de tous les muscles dessine jusqu’au moindre faisceau : « à l’avant-bras, le long supinateur forme une saillie caractéristique. Jamais pour obtenir ce simple degré de flexion du coude nous ne voyons, à l’état normal, le long supinateur entrer en contraction. La corde qu’il forme ici acquiert presque l’importance d’un signe pathognomonique ». Paul Richer, qui publie au même moment sa « Physiologie artistique de l’homme en mouvement », est attaché à rendre chaque muscle dans sa fonction et son état d’hypertonie, « d’une vérité criante ». Il conclut ainsi son long développement : « l’examen morphologique auquel nous venons de nous livrer nous paraît confirmer l’opinion qui a été émise pour la première fois par Vulpian, et qui attribue la raideur dans la maladie de Parkinson à un léger degré de contracture, à l’encontre de certaines tendances récentes qui en feraient la conséquence d’un état myopathique spécial », infirmant, « par la glaise », l’hypothèse soutenue notamment dans sa thèse par Béchet. Tous les signes physiques de la maladie, l’inexorable décrépitude de la vieillesse ajoutée, sont cernés avec une précision inégalée par aucune autre représentation picturale. »)
- Nouvelles iconographie de la Salpétrière, 1895 – Charcot , Jean-Martin (p. 361-371)
- Bulletin de l’académie de médecine, 2002 (p. 1335, Don de Pierre Rondot d’une statuette)
Adresse URL
- https://gallica.bnf.fr/blog/29032023/paul-richer-lart-au-service-de-la-medecine?mode=desktop
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7180680z/f376.image.r=sculpture
- https://www.latribunedelart.com/spip.php?page=docbig&id_document=68581&id_article=11666#album-a11666-r11666-article11666
- https://images.grandpalaisrmn.fr/id/01082894
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32030193/f213.image.r=%22femme%20atteinte%20de%20la%20maladie%20de%20Parkinson%22?rk=42918;4
- https://patrimoine.sorbonne-universite.fr/viewer/2620/?offset=27#page=403&viewer=picture&o=download&n=0&q=
- https://archive.org/details/lessculpturesdel0000schw/page/78/mode/1up?q=%22la+parkinsonienne%22